Le site de Nîmes de  l’IUFM de l'académie de Montpellier,  présente une exposition : L'AUTRE  ...
 

L’AUTRE ...
Le site nîmois de l’IUFM-UM2 propose, à partir du 13 octobre, une exposition et une conférence qui, de manières différentes mais complémentaires, interrogent la question de l’altérité, le regard porté sur l’Autre.
 
La conférence, dans le cadre de Ecole en Débat :
Pascal Blanchard, historien, Un siècle d’immigration des Sud en France : dimension nationale, dimension régionale.
Comment et pour quelles raisons ces vagues d’immigrants sont-elles venues, comment ont-elles été accueillies, comment ont-elles été progressivement absorbées, devenant, de facto, constitutives du peuple français et de son imaginaire : autant de pistes de réflexion auxquelles nous invitera Pascal Blanchard à travers sa conférence et le débat qui suivra.
L’exposition  de peintures, portraits de gorilles, de l’artiste norvégienne Oddbjorg Reinton.  
Ici, c’est de manière métaphorique qu’est interrogée la question de l’altérité, à travers le regard porté par les hommes sur les grands primates, nos cousins, regard fait de curiosité, de fascination et de malaise mêlés.
 
Le lien entre la conférence et l’exposition, c’est la question du regard : il suffit, pour s’autoriser à asservir un peuple, de le qualifier de sauvage, d’inhumain, de barbare.
Pour mémoire, la célèbre controverse de Valladolid, où fut débattu le statut des Indiens d’Amérique, où il fut discuté de savoir si ces êtres avaient une âme. Humains, doués d’une âme : impossible de les asservir. Sans âme, ils devenaient des bêtes de somme. L’affaire fut vite conclue, et les Amérindiens, décimés.
 
La question des migrations humaines, volontaires ou forcées, est d’une criante actualité : d’un côté, des migrants prêts à tout pour échapper à la misère ; et de l’autre, des pays riches qui tentent de les refouler. L’Afrique est riche, mais sa population est pauvre.
 
Lorsque cela nous arrange, nous disqualifions les groupes humains que nous voulons asservir et les ravalons au rang de bêtes sauvages. Les scientifiques sont parfois venus en renfort des pouvoirs politiques, pour certifier de l’animalité de certains peuples (théories raciales nazies).
 
Et puis, au fil de l’histoire, les regards évoluent. Les sciences découvrent récemment que les grands primates, dont nous ne « descendons » pas, nous sont finalement très proches. Que la classification qui instaure une frontière étanche entre nous, humains, et le reste des animaux, n’est peut-être pas aussi nette.
 
Par ailleurs, depuis 2008, le musée du quai Branly ainsi qu’une section du Louvre accueillent désormais des œuvres réalisées par des civilisations non européennes, œuvres qui, jusqu’à présent, n’étaient présentées que dans des musées d’histoire naturelle, aux côtés d’objets d’artisanat ou d’animaux empaillés, tant il était impensable que des « sauvages » aient pu produire autre chose que des « fétiches » barbares. Il aura donc fallu attendre un demi-siècle après les décolonisations politiques pour enfin décoloniser le regard.
 
En France, aujourd’hui, au plus haut niveau de l’Etat, on agite de chiffon rouge de la xénophobie à des fins électoralistes.
Mais nous ne sommes ni ignorants, ni amnésiques. Cette manifestation est là pour en témoigner.
 
Exposition ouverte du 13 octobre au 20 décembre 2010 , du lundi au vendredi, de 10h à 18h.
 
 
IUFM site de NÎMES
62 rue Vincent Faïta
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